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premier mai

  • Travail du 1er mai : malgré un recul du gouvernement, des motifs d’inquiétude persistent

    Article de Stéphane Ortega, publié dans Bastamag le 27.04.2026

    Alors qu’aucune proposition ou projet de loi visant à étendre le travail des salariés le 1er mai ne peut s’appliquer cette année, le gouvernement a inventé l’autorisation d’enfreindre la loi en attendant de la réécrire. 

    Pas de doute, le Premier ministre est bien un macroniste disruptif. « Les boulangers indépendants artisans, les fleuristes indépendants artisans pourront ouvrir ce 1er mai », en faisant travailler leurs employés sur la base du volontariat et en les payant double, a déclaré Sébastien Lecornu, sur le perron de Matignon le vendredi 17 avril. Accompagné des représentants des professionnels de la boulangerie, il a indiqué qu’un « projet de loi d’origine gouvernementale [allait] être présenté avant ce 1er mai [mais débattu dans l’hémicycle après cette date, ndlr] pour renvoyer à une discussion sociale par branche ».

    L’objectif de ce texte sera donc de permettre aux artisans boulangers et fleuristes d’employer leurs salariés ce jour-là, « sur la base du volontariat et en les payant double ». En clair, l’emploi des salariés des boulangeries artisanales et des fleuristes le 1er mai se fera sur la base d’un projet de loi qui n’a pas encore été présenté au Parlement. En plus de contourner le débat parlementaire, le Premier ministre s’engage à contourner le Code du travail : « Pour ce 1er mai 2026, une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État pour préserver, protéger, sécuriser ce que je viens de vous annoncer ».

    Seul jour obligatoirement chômé et payé

    Ce point de chute ubuesque n’est en réalité que l’aboutissement d’une volonté politique partagée par la droite, le camp présidentiel et l’extrême droite d’élargir le recours au travail salarié le 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé. Tout commence en 2024, lorsqu’une poignée de boulangers sont verbalisés pour avoir fait travailler leurs employés à l’occasion de la journée internationale de lutte des travailleurs.

    Un an plus tard, le 25 avril 2025, ils sont relaxés par le tribunal de police de La Roche-sur-Yon. Le même jour, deux sénateurs centristes déposent une proposition de loi pour inscrire de nombreuses dérogations au travail salarié du 1er mai. Ils sont immédiatement soutenus par le gouvernement, qui place cette proposition législative en procédure accélérée et envoie sa ministre du Travail, Catherine Vautrin, travailler bénévolement, sous l’œil des caméras, dans une boulangerie le 1er mai 2025.

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  • 1er mai : unir nos revendications et nos actions !

    La Confédération paysanne sera présente dans les cortèges du 1er mai. Nous partageons l'appel de l'intersyndicale à faire de ce 1er mai une manifestation contre l'extrême droite, pour la paix, les libertés et la justice sociale. Alors que pour des « raisons budgétaires, »les droits du travail sont remis en cause (35h, jours fériés…), que les services publics sont menacés dans l'éducation, la santé, particulièrement en zone rurale, nous appelons plus que jamais les paysan·nes à rejoindre les cortèges du 1er mai.

    Avec les particularités inhérentes à notre métier de paysan·nes, nous nous considérons aussi comme des travailleur·euses et faisons partie intégrante du mouvement social. C'est pourquoi, depuis plusieurs années nous nous attachons à travailler avec les syndicats de salarié∙es et faire de cette alliance une priorité. Nous partageons les mêmes préoccupations : meilleure répartition de la valeur produite par les travailleur∙euses, revenu digne, meilleures retraites et protection sociale.

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  • À Paris, des militant·es déploient une banderole géante contre l’extrême-droite à la manifestation du 1er mai

    Communiqué du lundi 1er mai 2023, par Attac France, Jeune Garde Paris, VISA

    Aujourd’hui, 1er mai, fête des travailleuses et des travailleurs, des militant·es d’Attac, de la Jeune Garde Paris et de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA) déploient une banderole géante de 24 mètres de longueur et 5 mètres de hauteur "Contre le fascisme et la misère, la lutte sociale est nécessaire. L’extrême-droite est l’ennemie des travailleuses et des travailleurs !" le long du parcours de la manifestation intersyndicale du 1er mai.
    Cette action rappelle que, malgré les tentatives de récupération par l’extrême-droite de ce jalon de l’histoire militante, le 1er mai a toujours été et reste une date symbolique de l’émancipation.

    Le 1er mai est issu d’un mouvement de grève pour la réduction du temps de travail initié aux États-Unis en 1884 et d’une solidarité internationale face à la répression sanglante que ce dernier a subie. Depuis lors, des millions de personnes se mobilisent chaque année dans le monde pour l’émancipation des travailleur·euses et réclamer de nouveaux droits. Cette année ne fait pas exception puisque le 1er mai s’inscrit dans un mouvement social historique contre la réforme des retraites portant l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une durée de cotisation de 43 ans.

    « L’extrême-droite a historiquement toujours essayé de contrer cette date symbolique en tentant de la récupérer. En 1941, le Maréchal Pétain instaure le 1er mai comme « Fête du Travail », transformant donc cette journée en fête de l’exploitation salariale. C’est à ce moment-là que ce jour devient férié pour contrer les mouvements de grève. Le Front National a par la suite essayé de voler le 1er mai sans réussite. » Raphaël Arnault, porte-parole de la Jeune Garde.

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  • 1er mai : « plus jamais ça ! »

    Vingt-cinq organisations appellent à se mobiliser pour le 1er Mai. Sur les réseaux sociaux, aux fenêtres et balcons, défendons ensemble un futur écologique, social, féministe et démocratique !

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    Nos organisations appellent à participer aux mobilisations syndicales pour donner au 1er mai 2020, journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs, un écho tout particulier dans le contexte de crise sanitaire. La pandémie qui se répand dans le monde entier révèle de manière tragique les dérèglements du capitalisme néolibéral et productiviste ainsi que les dysfonctionnements de l’actuelle gouvernance mondiale. La situation nécessite d’affronter ensemble les urgences écologiques, sociales et démocratiques.

    Les impératifs de santé publique seront à l’honneur de ce 1er mai. Nos organisations appellent à manifester la solidarité avec les travailleurs.ses, en France et dans tous les pays, dont les activités continuent, souvent sans même le matériel de protection nécessaire. La solidarité aussi avec les « invisibles » que la crise a pourtant révélé.e.s comme indispensables, ainsi qu’avec les précaires et les « sans », dont la situation s’est dramatiquement aggravée pendant la crise.

    Pour tout cela, nous exigeons :

    • que la santé de toutes et tous soit une priorité, maintenant et après le 11 mai, date annoncée de sortie du confinement alors même que les conditions sanitaires ne sont pas réunies.
    • que toutes les mesures d’urgence soient prises pour lutter contre les inégalités sociales et pour préserver les droits de chacun.e durant cette période, dont celui d’un travail, d’une alimentation, d’un logement de qualité.
    • que la protection sociale des jeunes soit refondée afin de les faire rentrer dans le droit commun. Les jeunes ne peuvent être ni la variable d’ajustement, ni les oublié.e.s de l’après.
    • que la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité soient des priorités
      pour le plan de relance de l’économie, à la mesure de l’urgence climatique.
    • une solidarité avec les populations des pays pauvres, premières victimes des dérèglements climatiques, touchés par la crise sanitaire alors que leurs systèmes de santé et leurs services publics sont encore moins préparés que le nôtre à faire face à cette pandémie, sous la menace de crises alimentaires émergentes, passant en premier lieu par l’annulation de leur dette extérieure et le
      versement de financements additionnels d’urgence.
    • que les multinationales s’assurent du respect des droits humains et de conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs employé.e.s par leurs filiales, fournisseurs et sous-traitants à travers le monde plutôt que de les laisser sans revenus, aides ou protections sociales, les rendant plus vulnérables aux risques d’exploitation plutôt que de verser des dividendes à leurs actionnaires.

    Le monde d’après doit enfin appliquer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Ce sont souvent des femmes, dans l’ensemble du secteur de la santé et du social, dans les services publics, dans les commerces, dans l’agroalimentaire, qui ont sauvé des vies, ont permis de nous alimenter, ont assuré des missions de protection de la population et ont permis à notre pays de tenir alors qu’elles sont toujours bien moins payées que les hommes : il est temps de reconnaître leur investissement.

    Le monde d’après ne doit pas non plus se solder par de nouvelles régressions des droits démocratiques. De ce point de vue, en France comme ailleurs conscient.e.s de la nécessité de respecter toutes les mesures de confinement nécessaires, nous ne sommes pas moins indigné.e.s des violences policières, des contrôles abusifs, des atteintes à la protection des données personnelles et de la vie privée, de la violation des droits des migrant.e.s …

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  • Un rassemblement contre l’extrême droite à Vouziers.

    Le premier mai est la journée qui célèbre les luttes des travailleurs, en particulier tous les mouvements qui ont eu lieu pour imposer la journée de huit heures. Que ce soit à Chicago ou à Fourmies, ces journées de revendication ont été marquées par des répressions sanglantes à la fin du 19e siècle. C'est aussi en commémoration de ces événements que cette journée a finalement été reconnue comme chômée, sous la pression des syndicats et des organisations de gauche.

    A Vouziers, le premier mai a longtemps été l'occasion d'un rassemblement à l'Hôtel de Ville. Ce premier mai 2017, les circonstances politiques ont motivé un rassemblement contre l'extrême-droite et ses idées. Il s'est déroulé au parc Bellevue, devant l'arbre de la Liberté, planté lors des cérémonies du bicentenaire de la Révolution Française.

    Plus de 50 personnes étaient présentes, et ont écouté le texte lu par le Président de la section locale de la Ligue des Droits de l'Homme. C'est cette section qui était, entre autres, à l'origine de l'appel à la mobilisation. Le texte lu était celui adopté par de nombreuses associations nationales et publié la veille dans le JDD. En voici un extrait :

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  • Vouziers : un premier mai entre craintes et espoirs

    La mobilisation était visible ce matin dans la grande salle de la mairie de Vouziers

     

    Il a fallu ajouter rapidement des chaises pour accueillir les participants à la réunion traditionnelle du premier mai. 60 personnes étaient présentes, alors que la fréquentation moyenne des années précédente tournait autour de 30.

    premier mai, vouziers

     

    Le Maire a débuté la réunion par une brève intervention, avant de donner la parole dans la salle. Le contexte électoral explique en bonne partie cette participation élevée, le résultat du premier tour a suscité un large débat, principalement autour du score du Front National. La diffusion des ces thèses d'exclusion, en particulier auprès des jeunes, a soulevé de nombreuses inquiétudes et interrogations. Certains jeunes n'hésitent pas à se revendiquer adeptes des principes hitlériens. Le manque de repères et d'identité sociale  sont parfois à l'origine du phénomène mais il ne peut excuser ce comportement.

    Il a été signalé que le Vouzinois n'accueille pratiquement aucun étranger venant d'Afrique du Nord , d'Asie ou d'Afrique noire. Mais certains vivent dans une peur d'un envahissement plus imaginaire que réel. Ils trouvent parfois un étranger de substitution, qui est  dénoncé comme coupable des malheurs actuels : ce peut être le chômeur, le jeune, le rom, le handicapé ou le bénéficiaire des aides sociales.

    Le thème du jour n'a pas été oublié, puisque le premier mai  reste le jour de la fête des travailleurs et de la commémoration de leurs luttes.

    La situation à l'hôpital reste difficile avec un déficit budgétaire qui vient en grande partie du site de Rethel. En conséquences de nombreux postes sont occupés par des personnes non titulaires, totalement dépendantes du bon vouloir de la direction pour le renouvellement de leur contrat. Les équipes travaillent en effectif minimum, avec des répercussions sur la qualité du service, et des tensions pour les remplacements (congés annuels ou maladie).

    L'autre grande entreprise de la ville A.M.I. est une entreprise du privé. Elle connaît elle aussi des problèmes, en particulier avec ses locaux. Le liquidateur de la société APM qui occupait précédemment les locaux n'est toujours pas disposé à les céder pour un prix raisonnable. Il fait durer la procédure d'expropriation pour utilité publique en faisant appel.

    L'entreprise semble continuer à avoir un carnet de commandes satisfaisant, mais la période de grands froids de février a vu les ouvriers travailler avec des températures glaciales. Ces conditions de travail dégradées ont été à l'origine d'un vif mécontentement pour les personnels concernés.

    Si le contexte local et national est loin d'être rassurant, la perspective d'une victoire du candidat de gauche dimanche prochain soulève un espoir fort de changement, bien entendu encore plus intensément du côté des militants du PS.

    Après ces échanges, une partie de l'assistance s'est rendue au cimetière municipal pour un hommage aux militants disparus.

    premier mai, vouziers

    Un instant de recueillement devant la tombe du Dr Denis

  • Le premier mai à Vouziers

    Le maire, Claude Ancelme, invite tous les Vouzinois à la traditionnelle rencontre du 1er mai qui se déroulera dans les salons de l'hôtel de ville à 10h30.

    50258730rose-rouge-jpg.jpgLa présence de chacun témoignera de son attachement aux valeurs que nous défendons, au respect des luttes antérieures qui sont à l'origine d'acquis sociaux majeurs. 

    Un verre de l'amitié clôturera cette rencontre.

    Comme chaque année, celles et ceux qui le désireront accompagneront la délégation d'élus qui ira, vers midi, fleurir les tombes des militants vouzinois, fidèles dans leurs engagements aux valeurs symbolisées par le 1er mai.

    Le groupe Ecologie-Solidarité de Vouziers déposera une fleur en souvenir des nos amis disparus, J. Loizon, D. Warnet et R. Goury.